La chambre des merveilles – chronique

Récemment j’ai lu « la chambre des merveilles » de Julien SANDREL, un auteur que je ne connaissais pas. J’ai découvert ce livre tout à fait par hasard en me promenant dans le rayon livres, ce qui m’a attiré c’est sa couverture pétillante, pleine de couleurs et de vie. Je la trouve dynamique, comme si quelque chose était en train d’exploser, similaire à un feu d’artifice finalement.

 

Ce roman se concentre autour de deux personnages : Thelma, maman solo, overbookée par son boulot et, Louis 12 ans, jeune ado qui aimerait que sa mère soit plus présente et qu’elle prenne le temps de l’écouter.

Dès le début du roman, l’auteur plante le décor avec une maman overbookée, qui comme tous les matins peine à sortir son fils du lit, le presse pour qu’aucun des deux ne soient en retard. Une fois prêts, ils prennent le chemin habituel pour longer le canal Saint-Martin, Thelma à pieds, Louis en skate-board.

Thelma est déjà focalisée sur son smartphone, Louis tente de communiquer avec elle mais c’est peine perdue. Thelma reçoit un coup de fil de son boss, Louis sait désormais qu’il n’obtiendra plus rien de sa mère durant tout le trajet. Il décide alors de prendre de l’avance avec sa planche mais le drame survient.

Le monde se fige pour Thelma, Louis vient d’avoir un accident et il est plongé dans le coma. Thelma prend alors conscience de la vie qu’elle a mené jusqu’ici et décide de tout plaquer pour être au chevet de son fils.

Au détour d’une visite dans la chambre de ce dernier, elle découvre un cahier caché sous son lit dans lequel il y est inscrit la liste de toutes les merveilles que Louis souhaite accomplir avant de mourir. Thelma est prise d’un énorme sentiment de culpabilité  quand elle découvre le contenu du cahier. Cette maman solo se prend alors au jeu de réaliser une par une les merveilles inscrites dans l’espoir que son fils se réveille de ce fichu coma. Pour elle, il est impensable que son fils parte avant qu’elle ait expérimenté chacune des petites merveilles notées sur ce cahier, même les plus folles.

On comprend vite que pour Thelma c’est un moyen de rester proche de son fils, une sorte de thérapie; elle lui raconte chacune des péripéties et rencontres qu’elle vit au travers de l’accomplissement des merveilles. Cet accident est un moyen de permettre à Thelma de renouer avec la vie, avec ses attentes, ses envies, et sa famille.

Je te mets à disposition la quatrième de couverture pour que tu découvres la plume de l’auteur :
Louis a 12 ans. Ce matin, alors qu’il veut confier à sa mère,  Thelma, qu’il est  amoureux pour la première fois, il voit bien  qu’elle pense à autre chose, à son travail sûrement. Alors il part,  fâché et déçu, avec son skate, et traverse la rue à fond. Un camion  le percute de plein fouet.
Le pronostic est sombre. Dans quatre semaines, s’il n’y a pas  d’amélioration, il faudra débrancher le respirateur de Louis.  En rentrant de l’hôpital, désespérée, Thelma trouve un carnet  sous le matelas de son fils. À l’intérieur, il a dressé la liste de  toutes ses « merveilles », c’est-à-dire les expériences qu’il aimerait  vivre au cours de sa vie.
Thelma prend une décision : page après page, ces merveilles,  elle va les accomplir à sa place. Si Louis entend ses aventures,  il verra combien la vie est belle. Peut–être que ça l’aidera à  revenir. Et si dans quatre semaines Louis doit mourir, à travers  elle il aura vécu la vie dont il rêvait.
Mais il n’est pas si facile de vivre les rêves d’un ado, quand on  a presque quarante ans…

Je trouve ce livre intéressant car suivant l’âge que le lecteur a, il s’identifie soit au personnage de la mère soit à celui du fils, dans les deux cas l’identification est bénéfique car elle permet de se projeter dans les pensées de l’autre et de porter sur lui comme sur soi un regard empathique.

A travers ce roman, l’auteur nous délivre un beau message : celui de profiter de la vie et de garder espoir quelque soit la situation. L’auteur  nous incite à relativiser certaines situations où nous serions tenter de nous emporter, d’avoir une réaction inappropriée. Il suffit pour cela de se poser une question très simple  » si ma vie venait à s’achever dans une minute, est ce que je serais satisfait(e) qu’elle se finisse ainsi ? »

 

Et toi, tu l’as lu ?

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